• Quand l'université aurait cru que les étudiants sont des salariés
La plupart des facultés comme la Faseg, la Fdsp, la Médecine et le département des Lettres Modernes à l'Université de Parakou, les étudiants poursuivent les activités académiques (les travaux dirigés, les évaluations et les examens) jusqu'au mois d'août. À peine cette étape franchie, une nouvelle année académique débute dès le mois de septembre. Ce rythme quasi ininterrompu soulève une question essentielle : quand les étudiants ont-ils réellement le temps de souffler ou de travailler pour financer leurs études ?
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Contrairement à de nombreux travailleurs, les étudiants ne perçoivent aucun salaire. Pourtant, ils doivent faire face à des dépenses importantes : frais de scolarité, logement, alimentation, transport, documents pédagogiques, connexion internet et autres charges liées à leur formation. Pour une grande majorité d'entre eux, les vacances constituent la seule période durant laquelle ils peuvent exercer une activité rémunérée, effectuer un stage, développer une compétence professionnelle ou lancer une petite activité génératrice de revenus. « À un âge donné nous ne demeurerons plus des parents, on se cherche aussi, mais c'est compliqué d'accomplir des objectifs en moins de un mois étant donné comme vacances » a déclaré Bernardin, étudiant en Faseg à l'université de parakou.
Malheureusement, avec un calendrier académique aussi chargé, cette opportunité disparaît progressivement. Beaucoup d'étudiants reprennent les cours sans avoir pu économiser le moindre franc, ce qui fragilise davantage leurs conditions de vie et peut même affecter leur rendement académique.« Nous n'avons pas le choix que de tendre la main aux parents, malgré les charges. On choisit abandonné une année pour chercher d'argent pour pouvoir continuer l'année suivante, sincèrement c'est compliqué » a déclaré Franel étudiant en deuxième année des lettres modernes à Up.
Les vacances ne sont pas synonymes de paresse. Elles représentent un moment indispensable pour récupérer physiquement et mentalement après plusieurs mois d'efforts. Elles permettent également aux étudiants d'acquérir une expérience professionnelle, de financer une partie de leurs études et de préparer leur insertion sur le marché de l'emploi. « On pouvait profiter des vacances pour se faire former dans des métiers, mais l'université est le grand obstacle » a dit Donald étudiant à l'Up
Il devient donc nécessaire de repenser l'organisation du calendrier universitaire. L'objectif ne serait pas de réduire la qualité de la formation, mais de mieux répartir les enseignements et les évaluations afin d'offrir une période de vacances suffisamment longue et réellement exploitable. Une telle réforme profiterait autant aux étudiants qu'aux universités elles-mêmes, en favorisant des apprenants plus reposés, plus motivés et financièrement mieux préparés.
Les vacances universitaires ne devraient pas être un privilège, mais un droit nécessaire à la réussite académique et professionnelle.
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13 Sep 2026·2 min384
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